INFO PRESSE

 

 

 

                                  APPEL  AUX  SENATEURS  ET DEPUTES


31 janvier 2008





Le quatre février vous êtes appelés à approuver ou non la modification de la constitution. L’Approuver permettra l’adoption par la voie parlementaire du traité de Lisbonne, traité rejeté par référendum par les peuples français et hollandais.

Vous avez été élu(e)s sur un programme et des idées, qui sont : la promotion du modèle social français et la mise en place d’une politique sociale européenne, la défense des valeurs républicaines et de l’indépendance nationale, la promotion des valeurs de solidarité, fraternité égalité et liberté.

Ce que nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents ont eu tant de mal à conquérir dans les luttes sociales du siècle dernier, en particulier dans les années trente et à la libération, est démonté systématiquement, au nom de la mondialisation libérale et de sa logique financière, inspirés par le pire des conservatismes,. Notre histoire s’est construite pour la liberté, l’égalité et la fraternité, la solidarité et un projet d’Europe politique, une Europe indépendante, maître de son destin, de ses choix économiques sociaux et politiques…

Etes-vous d’accord avec ce démantèlement progressif et constant de la République et de la démocratie depuis 30 ans au nom de la politique de régression sociale et politique, de contre réforme dite mondialisation libérale ?

Etes-vous d’accord avec la soumission de l’Union Européenne, à ces valeurs opposées à nos cultures et nos combats ? Voulez vous renoncer à bâtir une Europe indépendante, maître de son destin et refusant toute soumission à l’Hyperpuissance.

L’indépendance nationale, que la France avait reconquise avec le Général de Gaulle, sa politique étrangère indépendante , sa défense nationale indépendante de l’OTAN, l’audience que la France grâce à cette politique a acquise dans le monde, êtes vous d’accord pour y renoncer ?

A quoi servent l’Otan et l’Alliance Atlantique depuis la chute du mur de Berlin ?

Etes-vous d’accord pour que nous devenions les vassaux de l’Hyperpuissance américaine ?
Acceptez-vous une Europe limitée à un grand marché dominé par les entreprises multinationales et les institutions financières soumises à l‘idéologie conservatrice de la mondialisation libérale ?

Tous les présidents français de la V° république jusqu’à maintenant ont respecté la constitution, et soumis à référendum toute orientation engageant l’avenir de notre pays ou toute modification fondamentale de la constitution ? Renoncez-vous à faire appliquer cette règle de base de la démocratie, alors que le peuple a rejeté massivement le 29 mai 2005 le TCE ?

En France le pouvoir de légiférer, de proposer et voter la loi, le budget, par glissement progressif se réduit de plus en plus au nom des exigences de la Commission Européenne, de la pression amicale de l’Hyperpuissance, des marchés financiers, et des comités d’experts en tout genre, massivement relayé par les médias ?

En quoi le traité de Lisbonne modifie t il cette dérive liberticide ? : Le parlement européen disposera t il des pouvoirs d’un vrai parlement ? La banque centrale européenne devra-t -elle rendre des comptes au parlement européen, ce dernier pourra-t- il l’obliger à se réformer pour prendre en compte la croissance et l’emploi ? L’Europe sera t elle indépendante en matière de politique étrangère et de défense ?

Votez pour la réforme constitutionnelle renforcera le Président Sarkozy et sa politique de soumission à l’Hyperpuissance et au monde des affaires. C’est trahir la démocratie, la république et vos électeurs. Cette trahison marquera la fin de toute indépendance nationale, de toute possibilité de construire une Europe Indépendante.

Voulez vous entrer dans l’histoire comme les parlementaires qui ont trahi leurs électeurs et se sont soumis à la mondialisation libérale et à son relais Bruxellois : La Commission Européenne.

Ou voulez-vous assumer vos choix, vos convictions les plus profondes, celles de vos électeurs et des peuples européens en refusant cette trahison, ce déni de démocratie et en choisissant la voie de la résistance : en exigeant un référendum : ce que le peuple a rejeté seul le peuple peut le modifier.


Initiative Gaulliste : Etienne Patier

Devoir de résistance : Jean Paul Blot

La Gauche pour une Europe Indépendante: Jean Bachèlerie

République : André Bellon

UNION GAULLISTE  :   Henry  AFONSO


 

 


 

         Extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Strasbourg le 13 novembre 2007

 

«L'Europe, ce ne peut pas être qu'une machine, une machine administrative, une machine juridique, une machine à édicter des normes, des règlements, des directives, une machine à fabriquer des contraintes, des règles, des procédures. Elle ne peut pas être tenue à l'écart de la vie, à l'écart des sentiments et des passions humaines.
L'Europe n'est une réalité, l'Europe n'a une chance d'exister pleinement que si pour des millions d'hommes et de femmes elle est vivante, si elle parle à leur cœur, si elle est pour eux l'espoir d'une vie, d'un monde meilleur, si elle est un grand idéal, une grande promesse.
L'Europe se fera avec les peuples, elle ne se fera pas sans eux, elle ne se fera pas contre eux.
Quand les peuples disent « non », il ne faut pas se dire que les peuples ont tort, il faut se demander pourquoi les peuples ont dit « non ».
(…) Je crois à la démocratie. Je crois que l'Europe doit être la plus démocratique possible. C'est pourquoi j'ai toujours considéré que l'on ne rendait pas service à la cause de l'Europe en récusant le débat, en taisant les divergences, en étouffant les critiques.
J'ai toujours pensé qu'il fallait à l'Europe plus de débat, plus de démocratie et au fond plus de politique et non pas moins.
Je suis convaincu que c'est parce qu'il n'y avait plus assez de débat, de démocratie et de politique dans l'Europe que tant d'hommes et de femmes s'en sont détachés.»
On croit réver en lisant ce discours que tout opposant au traité recyclé de Lisbonne ( que le président français veut faire passer par le congrès ) approuverait. Encore une fois l'imposture se dévoile au grand jour , je dis une chose et je fais son contraire...bref le mensonge à l'état pur.

 


 

 

Christian Azaïs                                                                                                                                         30-11-2005  

 

 COMMUNIQUE SUR L’AFFAIRE DU ROLE POSITIF DE LA FRANCE DANS SES ANCIENNES COLONIES

 

             Je suis intervenu hier sur France-Inter lors de l’invitation de M. Jean-Marc Ayrault, sur le thème de l’article de loi imposant la reconnaissance du côté positif de la colonisation française.

             En effet, cette affaire me rend furieux à plus d’un titre.

             Etant un ardent défenseur du rôle de la France dans ses anciennes colonies, opinion étayée par des recherches documentaires et universitaires étalées sur plus de 30 ans, la représentation nationale, en se mêlant de ce qui ne la regarde pas, vient de ridiculiser tous les efforts de ceux qui, comme moi, se sont battus sur le plan des idées, de la recherche historique, et de la nécessaire confrontation des opinions.

             La représentation nationale qui, au lieu de s’employer à résoudre les immenses problèmes de notre pays, véritable crise de civilisation et de régime, s’égare en tentant d’imposer la vision d’une histoire officielle, trahit sa mission.

             Elle manifeste une fois de plus la dramatique tendance à multiplier les lois de circonstance ou inutiles, conduisant à l’inflation législative, et à l’abâtardissement de notre droit et de tout notre édifice juridique et législatif.

             Tenter d’imposer une opinion, si légitime soit-elle, par la loi, est, bien évidemment, contraire à la défense naturelle de cette opinion, mais aussi met en marche un engrenage qui n’est rien d’autre que le totalitarisme ; dans le monde universitaire, j’ai toujours eu un mal considérable à assurer la promotion de mes idées quant au bilan remarquable de l’action de la France, c’est aujourd’hui une tâche impossible, sous peine de passer pour le valet d’une forme de pensée unique officielle.

             Il est bien évident qu’il appartenait au ministère de l’éducation nationale de s’attacher à établir des programmes équilibrés, lesquels, sans tomber dans la caricature d’une opinion ou d’une autre, présenteraient à l’étude et à la réflexion un tableau riche et varié. Ce que ce ministère est absolument incapable de faire, livré pieds et poings liés aux apprentis-sorciers qui ont détruit notre éducatif.

             Cet épisode montre la faillite de l’institution parlementaire, et celle de notre système éducatif. Nous sommes en pleine confusion des rôles, il est évident qu’à présent, les professeurs vont s’attacher à s’affranchir de cette contrainte nouvelle ; c’est donc à un résultat inverse de celui souhaité par nos Gribouille parlementaires auquel nous allons assister.

             A quand une loi sur le rôle positif de Napoléon, de Louis XIV, de Philippe Pétain, de l’occupation de la Gaule par les Romains, du Tribunal révolutionnaire ? Sur ce qu’il convient de croire ou de ne pas croire dans la Bible ? Sur les bienfaits d’un petit verre de vin rouge ?

Christian Azaïs 

Secrétaire Régional

Région PACA

 

 

haut de page