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INFO PRESSE |
APPEL AUX SENATEURS ET DEPUTES
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Extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Strasbourg le 13 novembre 2007
«L'Europe, ce ne peut pas être qu'une machine,
une machine administrative, une machine juridique, une machine à édicter des
normes, des règlements, des directives, une machine à fabriquer des contraintes,
des règles, des procédures. Elle ne peut pas être tenue à l'écart de la vie, à
l'écart des sentiments et des passions humaines.
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Christian Azaïs 30-11-2005
COMMUNIQUE SUR L’AFFAIRE DU ROLE POSITIF DE LA FRANCE DANS SES ANCIENNES COLONIES
Je suis intervenu hier sur
France-Inter lors de l’invitation de M. Jean-Marc Ayrault, sur le thème de
l’article de loi imposant la reconnaissance du côté positif de la colonisation
française. En effet, cette affaire me rend
furieux à plus d’un titre. Etant un ardent défenseur du rôle
de la France dans ses anciennes colonies, opinion étayée par des recherches
documentaires et universitaires étalées sur plus de 30 ans, la représentation
nationale, en se mêlant de ce qui ne la regarde pas, vient de ridiculiser tous
les efforts de ceux qui, comme moi, se sont battus sur le plan des idées, de la
recherche historique, et de la nécessaire confrontation des
opinions. La représentation nationale qui, au
lieu de s’employer à résoudre les immenses problèmes de notre pays, véritable
crise de civilisation et de régime, s’égare en tentant d’imposer la vision d’une
histoire officielle, trahit sa mission. Elle manifeste une fois de plus la
dramatique tendance à multiplier les lois de circonstance ou inutiles,
conduisant à l’inflation législative, et à l’abâtardissement de notre droit et
de tout notre édifice juridique et législatif. Tenter d’imposer une opinion, si
légitime soit-elle, par la loi, est, bien évidemment, contraire à la défense
naturelle de cette opinion, mais aussi met en marche un engrenage qui n’est rien
d’autre que le totalitarisme ; dans le monde universitaire, j’ai toujours eu un
mal considérable à assurer la promotion de mes idées quant au bilan remarquable
de l’action de la France, c’est aujourd’hui une tâche impossible, sous peine de
passer pour le valet d’une forme de pensée unique
officielle. Il est bien évident qu’il
appartenait au ministère de l’éducation nationale de s’attacher à établir des
programmes équilibrés, lesquels, sans tomber dans la caricature d’une opinion ou
d’une autre, présenteraient à l’étude et à la réflexion un tableau riche et
varié. Ce que ce ministère est absolument incapable de faire, livré pieds et
poings liés aux apprentis-sorciers qui ont détruit notre
éducatif. Cet épisode montre la faillite de
l’institution parlementaire, et celle de notre système éducatif. Nous sommes en
pleine confusion des rôles, il est évident qu’à présent, les professeurs vont
s’attacher à s’affranchir de cette contrainte nouvelle ; c’est donc à un
résultat inverse de celui souhaité par nos Gribouille parlementaires auquel nous
allons assister. A quand une loi sur le rôle positif
de Napoléon, de Louis XIV, de Philippe Pétain, de l’occupation de la Gaule par
les Romains, du Tribunal révolutionnaire ? Sur ce qu’il convient de croire ou de
ne pas croire dans la Bible ? Sur les bienfaits d’un petit verre de vin rouge ?
Christian Azaïs Secrétaire Régional Région PACA
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